Publié le : 24/07/2017

Le territoire et ses réseaux face au risque d’inondation

 

Voici quelques années que les avis convergent vers le constat d’une forte dépendance de nos territoires aux réseaux qui les structurent et les alimentent : distribution d’électricité et de gaz, approvisionnement en eau potable, assainissement, télécommunications, routes, voies ferrées, chauffage urbain, collecte des déchets, éclairage public… Cette dépendance est d’autant plus forte que ces réseaux permettent d’assurer la continuité d’activité du territoire ou de faciliter son retour à la normale après une crise. Les réseaux sont également dépendants les uns des autres pour assurer leur bon fonctionnement. Ils sont exploités sous différents régimes contractuels, par des acteurs très divers par leur nature comme par leur échelle d’action (commune, EPCI, SEM, entreprise nationale…).

 

Ainsi l’ensemble des réseaux sur un territoire représente un système complexe d’installations et d’acteurs qui interagissent pour faire fonctionner le territoire. Mais ce système est souvent fragile, et lorsqu’une inondation vient perturber l’une ou l’autre de ses composantes, c’est toute une chaîne de fonctionnement qui peut être touchée. En effet, étant données les relations entre chaque composante constituant un réseau, et entre les différents réseaux, les dysfonctionnements peuvent se propager d’un réseau à l’autre et bien au-delà de la zone inondée.

 

Dans ce contexte, de nombreux textes existent, du niveau local au niveau européen, afin d’évaluer ces fragilités et les réduire. La Stratégie nationale de prévention du risque d’inondation (SNGRI) annoncée en juillet 2014 est venue insister sur l’importance du sujet des réseaux, qui touche aussi bien la sécurité des personnes, l’ampleur des dommages et les délais de retour à la normale. Cependant, force est de constater que malgré ce cadrage, d’une part les inondations continuent de porter atteinte aux réseaux, d’autre part ces dysfonctionnements ont des effets dommageables sur les plans humain, économique et environnemental.

 

Le CEPRI s’est donc saisi de cette problématique afin de faire un point sur la situation actuelle, les blocages et les leviers disponibles. Le sujet a été abordé sous trois angles :

 

  • Que faut-il savoir sur les réseaux qui desservent un territoire, et comment y parvenir ? Le travail porte ici sur la mobilisation des acteurs, et la remontée, le partage et l’exploitation des données concernant les réseaux et leurs usagers.
  • Quels moyens sont disponibles pour réduire la vulnérabilité constatée des réseaux d’un territoire ? Le CEPRI a étudié les moyens techniques et juridiques qui permettent de tendre progressivement vers des réseaux mieux adaptés face au risque d’inondation.
  • Lorsqu’il n’est pas possible (même temporairement, à plus ou moins long terme) d’agir sur le réseau vulnérable face à l’inondation, quels moyens sont disponibles pour réduire la vulnérabilité du territoire et des usagers face aux défaillances, attendues ou non, des réseaux ?

 

Calendrier : Juillet 2014 – Décembre 2015

Productions attendues : guide méthodologique

 

Si vous souhaitez avoir des informations complémentaires, contactez-nous : violette.gallet@cepri.net