Publié le : 11/12/2017

Vulnérabilité des services

Quel que soit le rôle qui leur est dévolu en la matière, les autorités publiques doivent s’impliquer dans la prévention du risque d’inondation. Pourquoi ? Parce que les services publics qu’elles portent, bien souvent indispensables à la vie des populations, ne peuvent se permettre d’être interrompus en temps de crise et durant la période de retour à la normale.

 

Les autorités publiques, en charge de services indispensables au fonctionnement et au développement du territoire (santé, éducation, social), sont de fait au cœur de la problématique de la capacité du territoire à faire face à une crise comme celle d’une inondation. Leur responsabilité est d’assurer une continuité de service et de remettre en état les infrastructures qu’elles gèrent le plus vite possible.

 

L’activité de service public des collectivités territoriales s’appuie sur le personnel, sur un outil de travail avec des moyens mobiliers et immobiliers, du matériel et des stocks et sur des flux nécessitant le fonctionnement des réseaux, comme les flux de personnes, d’information, d’énergie et les flux financiers.

 

Le service public fonctionne grâce à ses employés qui produisent les services à l’usager. En cas d’inondation, une part importante du personnel peut être empêchée de se rendre sur son lieu de travail pour une durée plus ou moins longue.

 

Même avec une très faible hauteur d’eau, les bâtiments et certains matériels sont rendus inutilisables. Ils subissent, ainsi que leurs équipements, des dommages les rendant inopérants pour une durée très nettement supérieure à celle de l’inondation elle-même. Il faut donc anticiper à la fois le temps d’inondation et le temps de retour à la normale : nettoyage et assèchement, réparation, réhabilitation ou remplacement.

 

Les sites supports de l’activité de service public en et hors zone inondable peuvent être rendus inopérants par la rupture de certains grands réseaux, comme l’électricité, les communications, le gaz, l’eau et l’assainissement, les routes, qui dépendent de gestionnaires ou prestataires extérieurs (ERDF, France Télécom, GRDF, autres collectivités, …).

 

Mais comment s’y prendre pour maintenir le service public à un moment où le territoire en aura fortement besoin? Quels sont les services prioritaires à maintenir ? Quels sont ceux qui peuvent fonctionner en mode dégradé ? Quels sont ceux que l’on peut momentanément suspendre sans aggraver la situation de crise ? Et comment traduire de manière opérationnelle le plan de continuité d’activité du service public élaboré ?

 

Toutes ces questions ont encore aujourd’hui été peu abordées en France, même si ce type de démarche tend de plus en plus à émerger. Le CEPRI a produit un guide méthodologique d’élaboration d’un plan de continuité d’activité d’un service public pour aider les collectivités à mettre en place les outils du maintien de leurs missions pour la population et le territoire. Il participe aujourd’hui à l’Initiative commune de réalisation de PCA (équipements et services) de collectivités du bassin de la Loire et ses affluents mis en place par l’Etablissement Public Loire et accompagne la communauté d’agglomération Orléans Val de Loire dans la réalisation de son PCA.

 
Partenaires : Communauté d’Agglomération Orléans Val de Loire – Ville d’Orléans – EP Loire
Productions : Téléchargez le guide sur les collectivité face au risque d'inondation :  " Bâtir un plan de continuité d'activité du service public - Les collectivités face au risque d'inondation."

 

Si vous souhaitez avoir des informations complémentaires, contactez-nous : julien.jadot@cepri.net