Voyage d’études aux Pays-Bas et partage de savoirs !

🌷Aux Pays-Bas, la gestion de l’eau est confiée aux Waterschappen : des autorités publiques dédiées, avec leur propre fiscalité et leurs propres élus. Un modèle sans équivalent en Europe. Il faut dire que, chez eux, 25% du territoire est sous le niveau de la mer et 60% de la population est exposée aux inondations.
Ce que le pays a vécu récemment :

  • 🌧️ 200 mm en 48h dans le Limbourg, 2021
  • 🌧️ 55 mm en 1h à Enschede, 2024
  • 🌧️ Pluies continues sur plusieurs semaines, 2023

Face à ces épisodes de plus en plus fréquents, les politiques publiques évoluent et commencent à intégrer l’eau à la fabrique urbaine plutôt que de tout miser sur la protection.

À Rotterdam, cela se traduit concrètement par :

  • 🏙️ Des espaces publics conçus comme des zones de rétention temporaire
  • 🌿 Des toitures végétalisées multifonctionnelles
  • 💧 Des systèmes de stockage des eaux pluviales pour soulager les réseaux

👩‍🔬👨‍🔬Au Green Village de Delft, des entrepreneurs testent leurs solutions à taille réelle, en lien direct avec des chercheurs de la TU Delft et l’État, et passent directement du prototype au déploiement.


⛲ Dans la ville elle-même, des jardins aménagés intègrent des systèmes de stockage des eaux pluviales directement dans l’espace public. La gestion de l’eau dans tous ses états est une priorité pour la ville allant jusqu’à organiser des circuits touristiques autour de l’eau et sa gestion !


La logique est la même partout : ne plus traiter l’eau de pluie comme un problème à évacuer, mais comme une donnée à intégrer dès la conception.

📅 Un nouveau voyage d’études aux Pays-Bas est prévu. Vous êtes membre ou partenaire du CEPRI et souhaitez y participer ? Écrivez-nous à !

Une première qui peut tout changer !

L’EPTB Charente a réuni une vingtaine d’assureurs, en partenariat avec le Centre Européen de Prévention du Risque d’Inondation et avec le soutien de France Assureurs et de la Mission Risques Naturels (MRN).

Objectif : lancer une action pilote dans les zones sinistrées de Charente et Charente-Maritime !

Photos : Vue aérienne de la ville de Saintes, lors des inondations de 2026 © EPTB Charente

👉 Une idée simple, mais décisive :
les indemnités versées dans les prochaines semaines doivent servir à adapter les logements… pas à reconstruire à l’identique.

Concrètement :

  • Les assureurs sont prêts à encourager les travaux d’adaptation
  • L’EPTB Charente fournira un catalogue de solutions concrètes
  • Le CEPRI formera experts en assurance et artisans volontaires

Et ensuite ?
Le dispositif “ALABRI”, porté par l’EPTB Charente, pourra prendre le relais avec un objectif fort : 💡 financer jusqu’à 100 % l’adaptation des maisons individuelles

Ce qui change vraiment
Les lignes bougent.
Certains assureurs envisagent même déjà d’inciter financièrement les particuliers à adapter leur logement.
Un groupe de travail national va approfondir ces pistes.

Une dynamique collective est lancée :

  • Pour éviter la maladaptation
  • Pour stopper le gâchis financier
  • Et surtout, pour mieux protéger les habitants

Tous mobilisés. Enfin.

le CEPRI est maintenant organisme de formation certifié Qualiopi !

Une certification qui atteste de notre expertise pour accompagner les acteurs des territoires dans la prévention des inondations et l’adaptation – la mission du CEPRI depuis vingt ans.

Catalogue de formations du CEPRI !

Deux types de formations sont proposées, à retrouver dans notre catalogue consultable en ligne (https://lnkd.in/eemfzyEF) :
– Des formations personnalisées sur demande, construites sur mesure selon vos besoins
– Des formations annuelles, ouvertes à l’inscription

Pour qui ? Collectivités territoriales, services de l’État, mais aussi bureaux d’études et experts : ces formations vous sont dédiées !

 Prochaine formation :  Solutions fondées sur la Nature (SfN) & prévention des inondations le 29 avril 2026 de 14h à 17h

Au programme :

  • Mieux comprendre quelles pratiques relèvent aujourd’hui des SfN
  • Explorer comment l’approche SfN peut renforcer leur déploiement
  • Capitaliser sur des retours d’expérience d’acteurs engagés sur le terrain

✨ Le plus : une présentation de la version 2025 actualisée du standard mondial de l’UICN pour les SfN.

 Et notre petite dernière… le 21 mai de 14h à 17h : une toute nouvelle formation sur l’adaptation des logements collectifs ! INÉDIT !

  • Comprendre les risques d’inondation pour les immeubles collectifs et repérer leurs points de vulnérabilité.
  • Savoir comment adapter les bâtiments et leur gestion (travaux, organisation, anticipation des crises).
  • Mettre en place un plan d’adaptation avec les collectivités et les gestionnaires.

Pour vous inscrire, c’est par ici 👉 https://lnkd.in/e2U45Z2a

Vous préférez une formation personnalisée ? Écrivez-nous à

Le CEPRI est certifié Qualiopi pour ses actions de formation par l’organisme certificateur ICPF.

Catalogue de formations du CEPRI !

Reconstruire à l’identique en zone inondable n’est plus une option !

Chaque sinistre est une occasion manquée si les travaux réalisés ne permettent pas de réduire durablement la vulnérabilité du bâti. Adapter plutôt que réparer : c’est un changement de culture indispensable !
Mais cette transformation ne peut pas se faire sans les artisans…

À Nancy, grâce à la mobilisation remarquable de la FFB Grand Est, une nouvelle édition des Rencontres Artisans Résilients (#RAR) a permis de rappeler à quel point leur rôle est central pour faire évoluer les pratiques.

Développées par la FFB – Fédération Française du Bâtiment et le CEPRI, les RAR visent à mieux connecter les professionnels du bâtiment à l’écosystème local du risque inondation : collectivités, services de l’État, syndicats de rivière, diagnostiqueurs, acteurs techniques…

Les membres du CEPRI et du réseau PAPI étaient mobilisés pour cette belle journée de formation aux artisans de la FFB : EPAMA – EPTB Meuse, EPTB Meurthe-Madon ainsi que le Syndicat Mixte Moselle Aval et accompagné des DDT de l’ancienne Lorraine !




🎯 Plusieurs enjeux clés ont été débattus :

✔ Ne plus reproduire les vulnérabilités existantes lors des travaux post-sinistres.
✔ Mieux comprendre les diagnostics inondation pour proposer des solutions adaptées.
✔ Clarifier les dispositifs d’aides mobilisables.
✔ Aborder sans détour la question de la responsabilité et de l’assurance en cas de sinistre.
✔ Structurer un réseau local pour savoir vers qui se tourner.
Former, rassurer, outiller : c’est impératif si l’on veut que l’adaptation du bâti devienne une pratique courante et non marginale.

Sans artisans formés et pleinement intégrés à la stratégie territoriale de prévention, le passage aux travaux restera fragile.

📩 Vous souhaitez organiser une Rencontre Artisans Résilients sur votre territoire ?

Contact :

Face au changement climatique : déplacer un village !

Dans cet épisode de C pas si loin sur France 5, Marie Evo, a partagé son expertise sur un sujet aussi ambitieux que nécessaire : la relocalisation du village de Miquelon-Langlade à Saint-Pierre-et-Miquelon.

🌊 Face à la montée des eaux et à l’intensification des tempêtes, ce projet de reconstruction à 20 mètres au-dessus du niveau de la mer incarne un exemple concret d’adaptation au changement climatique. Il illustre également la nécessité de sensibiliser l’ensemble de la population aux risques qui les menacent.

🏛️ Comment les territoires et les élus s’adaptent-ils ?

Les collectivités territoriales, en première ligne, élaborent des diagnostics, mènent des concertations avec les habitants, et trouvent des solutions adaptées à la diversité des situations locales.

Saint-Pierre-et-Miquelon est un bel exemple de cette dynamique : un projet urbain qui permet aux habitants de se projeter dans un avenir désirable, avec de nouvelles centralités et une vision partagée de la résilience.

Pour prévenir ces risques, il faut agir dès maintenant.

📺 L’émission est disponible en replay jusqu’au 2 mai 2026 :

👉 https://lnkd.in/e4F9Frki

🌊 Inondations : comprendre pour mieux agir !

En France, les inondations sont plus fréquentes, plus intenses. Et le changement climatique accentue le phénomène.

Notre manière d’aménager le territoire y contribue également :

·      Urbanisation dans les zones inondables
·      Défrichement, pratiques agricoles intensives
·      Sols imperméabilisés, cours d’eau modifiés

📉 Moins d’infiltration, plus de ruissellement… et des territoires vulnérables
Résultat : des coulées de boue, des crues soudaines, la remontée des nappes, parfois loin des cours d’eau. La mer peut s’inviter également, lors de tempêtes ou de ruptures d’ouvrages.

Des solutions existent et sont déjà mises en œuvre :

– Zones d’expansion de crues
– Agriculture plus respectueuse des sols
– Villes désimperméabilisées, toitures et rues végétalisées

🎥 Pour mieux comprendre ces mécanismes et les leviers d’action, découvrez cette vidéo réalisée en partenariat avec la Maif ci-après :

https://www.youtube.com/watch?v=s1fRMXWOJvs

Face au risque, comprendre, c’est déjà se préparer. Et l’adaptation passe par une mobilisation collective.

💧 Eaux de ruissellement : un casse-tête juridique pour les collectivités ?

💡 Le CEPRI, en partenariat avec la FNCCR et le cabinet Fidal, publie une note juridique de référence à l’intention des collectivités territoriales, afin de clarifier les enjeux complexes liés à la gestion des eaux de ruissellement.

Souvent à cheval entre plusieurs compétences, le ruissellement constitue une problématique technique, mais également juridique et financière, qui appelle des réponses précises et adaptées.


Une publication pour répondre aux principales interrogations des acteurs locaux :

  • 👉 Existe-t-il une véritable « compétence ruissellement » ?
  • 👉 Quelles sont les responsabilités juridiques des collectivités en la matière ?
  • 👉 Comment financer des actions de prévention sans ressource dédiée ?

Objectifs de la note :

Clarifier les périmètres de compétence concernés : GEMAPI, GEPU, urbanisme, voirie, etc.
Identifier les leviers juridiques et opérationnels mobilisables : coopérations intercommunales, police du maire, procédures de DIG…
Faire le point sur les sources de financement existantes : Fonds vert, Fonds Barnier, participations d’urbanisme, etc.


Un outil au service des territoires

Cette note s’adresse aux élus, techniciens, juristes et plus largement à tous les acteurs impliqués dans la gestion du risque d’inondation et l’aménagement résilient du territoire. Elle a été conçue comme un outil d’aide à la décision, à la fois rigoureux et accessible, pour guider les choix des collectivités face à un enjeu croissant.

📄 Le document est disponible en téléchargement : https://www.linkedin.com/posts/cepri_note-la-ma%C3%AEtrise-des-eaux-de-ruissellement-activity-7330986120245047297-ZzVJ?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAA0WjpsBGxP67oPPoaOKSiGmqfm1SbQ9eXw


Le CEPRI remercie les contributeurs et relecteurs pour leur expertise et leur engagement dans l’élaboration de cette publication :

Monsieur Pierre Kolditz, Juriste Cycle de l’eau, FNCCR
Madame Sandrine Potier Moreau, Conseillère technique chez FNCCR
Madame Johanna Leplanois, Avocat associé

📍 Retour sur l’Assemblée Générale du CEPRI – Jeudi 15 mai 2025

💡 Le jeudi 15 mai 2025, les membres du CEPRI se sont réunis en Charente-Maritime pour une journée d’Assemblée Générale marquée par des échanges fructueux, des visites de terrain et une forte dimension stratégique.

Une journée entre action locale et enjeux nationaux

La journée a débuté à Châtelaillon-Plage, lieu symbolique de la résilience littorale après la tempête Xynthia. Ce fut l’occasion pour les administrateurs du CEPRI de rencontrer les élus du territoire, notamment de La Rochelle Agglomération, et d’engager un dialogue constructif sur la gouvernance du risque inondation.

Les visites se sont poursuivies à Yves et sur le chantier de la Libération à Rochefort, avec une interrogation centrale : comment intégrer un ouvrage de protection contre les inondations dans un site patrimonial majeur ?

Ces séquences ont illustré de manière concrète comment un volontarisme politique fort peut transformer une catastrophe naturelle en levier de transformation et d’attractivité territoriale, en étroite articulation avec les services de l’État.

Échanges institutionnels et perspectives stratégiques

L’après-midi a été consacré à un temps d’échanges institutionnels au cours duquel plusieurs initiatives locales ont été mises en lumière. Parmi elles, l’engagement du Département de la Charente-Maritime dans un rôle de coordination auprès des intercommunalités et des acteurs comme l’UNIMA, ou encore la participation active de la commune de Saintes à un Atelier des Territoires, suite aux inondations récentes.

Un débat nourri a opposé, dans un esprit constructif, les administrateurs du CEPRI, le Maire de Saintes et le Président de l’Agglomération de La Rochelle autour d’un enjeu structurant :
➡️ la mise en œuvre de la compétence GEMAPI à l’échelle du fleuve Charente.

Les discussions ont permis un retour d’expérience précieux sur la gestion de crise et ses limites, appelant à une réflexion collective sur les outils et les modes de coordination existants.

Une Assemblée Générale sous le signe de la continuité et de l’adaptation

L’Assemblée Générale s’est tenue dans les locaux de l’EPTB Charente, que nous remercions chaleureusement pour son accueil. L’établissement a présenté son action stratégique, notamment sur :

  • l’adaptation individuelle du bâti,
  • l’accompagnement des EPCI en matière d’aménagement du territoire.

À l’ordre du jour :

  • ✅ Approbation des comptes 2024
  • ✅ Renouvellement du Conseil d’Administration
  • ✅ Validation du Plan stratégique 2025-2027
  • ✅ Évolution des statuts du CEPRI

Ces décisions traduisent la volonté du CEPRI de poursuivre son action avec agilité, dans un contexte marqué par l’évolution des risques et des attentes des territoires.

Une expertise collective au service des territoires

Nous avons eu le plaisir de compter sur la présence active du comité d’experts, représenté notamment par David Goutx et Régis Thépot, ancien directeur de l’EPTB Loire et de Seine Grands Lacs, dont les contributions ont enrichi les échanges.

Le CEPRI adresse ses sincères remerciements à l’ensemble des participants, aux élus et partenaires présents pour leur engagement, la qualité des discussions et leur soutien fidèle.


Et maintenant ?

Le CEPRI poursuit sa mission au service des territoires exposés aux risques d’inondation. Il se positionne plus que jamais comme :
➡️ un lieu d’expertise, de dialogue et d’appui entre élus, techniciens et services de l’État, pour une mise en œuvre concrète et adaptée des politiques de prévention et de gestion du risque.


Première « rencontre artisans résilients » dans le Nord Pas-de-Calais

💡 Vendredi 31 janvier 2025, le CEPRI et la FFB – Fédération Française du Bâtiment ont organisé la toute première « rencontre artisans résilients » auprès du réseau de la FFB Nord-Pas-de-Calais. Son but ? Sensibiliser les artisans à l’adaptation du bâti au risque d’inondation, pour qu’ils soient de bons conseils auprès de leurs clients, et les mettre en relation avec les collectivités qui organisent la mobilisation des habitants sur le passage aux travaux.

Le Syndicat mixte pour l’aménagement et la gestion des eaux de l’Aa – SmageAa a accueilli les nombreux participants dans les locaux de la Maison du Papier à Esquerdes : artisans de différents corps d’état, diagnostiqueurs du SMAGEAA et du SYMCEA, experts en assurance, assureurs… Chacun avait la parole et a pu entendre la « version » de l’autre.

Cette réunion a permis :

🔹 de s’informer sur les différents types d’inondation
🔹 de monter en compétences les différentes stratégies à mettre en place pour en limiter l’impact sur les chantiers et sur les biens
🔹 de savoir quelles mesures adopter, lot par lot, selon si les travaux constituent une rénovation simple ou lourde

🔹 de connaître les enjeux et les difficultés rencontrés par chacun des acteurs pour avancer vers un même objectif

Cette demi-journée riche n’est que la première d’une longue série ! D’autres rencontres artisans résilients sont à venir dans la Meuse et le Grand-Est. Et peut-être bientôt sur votre territoire ? Contactez nous à l’adresse  .



Un territoire à la une : le SYMSAGEB, Martin Pasquesoone

Martin, vous avez lancé une campagne de réduction de la vulnérabilité du bâti avec le SYMSAGEB et avez atteint un taux élevé de passage aux travaux, pouvez-vous nous en dire plus ?

Bien sûr ! Sur 205 diagnostics réalisés, nous avons obtenu 65% de passage aux travaux (début décembre 2024), et devrions arriver à terme à 75%. Les inondations de l’hiver 2023-2024 ont profondément marqué la population, ce qui a suscité leur intérêt pour adapter leur bâti. Mais ce n’était pas gagné pour autant !

Comment avez-vous fait ? Qu’est-ce qui a permis d’arriver à de si bons résultats ?

  • Ce qui nous a aidé, c’est que le dispositif était prêt avant l’inondation de novembre. Nous venions de lancer le marché de diagnostics de vulnérabilité deux semaines plus tôt. Cela nous a permis, après une large campagne de communication, de mobiliser les personnes qui venaient d’être inondées avant que l’envie d’adapter leur bâti ne s’estompe avec le temps. Le fait d’avoir déjà préparé la démarche en amont nous a permis de commencer très rapidement. Nous étions les premiers à être prêts à démarrer.
  • Le cahier des charges et le choix du prestataire ont aussi été très importants. Nous avions demandé à ce que le prestataire ait une permanence sur le territoire, c’était essentiel pour nous.  Nous avons sélectionné un prestataire implanté localement et fin connaisseur du territoire, ce qui a facilité la relation avec les habitants. Ils peuvent d’ailleurs se rendre dans leurs bureaux, à Boulogne, ce qui facilite les choses. Nous avons aussi demandé au prestataire une mission d’accompagnement auprès des habitants qui le souhaitaient ; accompagnement qui a été largement sollicité par les personnes ayant réalisé des diagnostics. L’expérience du prestataire dans les démarches ANAH a été très profitable : il a l’habitude du dialogue avec des habitants dans des situations complexes, et il connaît bien le volet administratif des demandes de subvention en plus du volet technique du bâtiment.
  • Le dispositif MIRAPI a aussi contribué à ces bons résultats. Grâce à la communication très importante qui a été déployée, mais aussi grâce à l’augmentation des subventions accordées par rapport au PAPI : de 80 à 100% pour les batardeaux et clapets anti-retour. Autre avantage : dès que le dossier de subvention est validé par la DDTM, l’Etat fait une avance de 60% du montant des travaux.

Autre chose à nous partager ?

  • Nous avons lancé des diagnostics « prototypes » pour affiner la manière de faire avant de déployer le dispositif à grande échelle. L’objectif était de tester différents formats dans différentes situations (entreprise, habitation, différents cours d’eau, etc). Cela nous a été très utile.
  • La journée d’échanges du CEPRI dédiée à l’adaptation du bâti m’a rassuré sur la manière de faire que nous avions prévu. Elle m’a conforté dans les choix que nous avons fait !

Une difficulté ?

La mise en place du dispositif MIRAPI nous a obligé à revoir la méthode mise en place selon le cahier des charges PAPI : les exigences des diagnostics étaient différentes ainsi que les financements.

Un regret ?

Les solutions retenues sont majoritairement des dispositifs destinés à résister à l’eau. La stratégie qui consiste à adapter son intérieur pour laisser rentrer l’eau sans que les travaux de réparation soient longs et coûteux est rarement retenue. Pourtant c’est souvent le plus efficace. Cela nécessiterait un autre rapport à l’inondation qui viendra peut-être avec l’augmentation de la fréquence des inondations due au changement climatique.

> Regard croisé de Marie Evo, directrice du CEPRI :

Le diagnostiqueur doit garder en tête qu’in fine, c’est le propriétaire qui décide ! Il peut avoir envie de se lancer dans une rénovation lourde ou pas, en avoir les moyens ou pas… Le diagnostiqueur doit présenter des dispositifs dimensionnés à la situation personnelle du propriétaire. Et convaincre le propriétaire de faire les travaux ! Le diagnostic est avant tout un outil de mobilisation des habitants.

C’est ce que nous avons expliqué aux experts en assurance formés par le CEPRI après les inondations dans les Hauts-de-France. C’est aussi ce que nous rappelons dans la mise à jour du guide « le bâtiment face à l’inondation », qui va sortir dans quelques semaines ! Ce guide comprend de nombreuses mesures d’adaptation techniques suite au groupe de travail monté avec la Fédération Française du Bâtiment et des diagnostiqueurs membres du CEPRI. Enfin, pour faciliter le dialogue entre diagnostiqueurs et habitants, nous avons produit pour nos membres la plaquette « quand l’inondation arrive, ma maison est prête ! ». N’hésitez pas à nous en demander des exemplaires via ce lien.

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